Pourquoi éviter de manger des aliments ultra transformés

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La transformation des aliments existe depuis toujours. Et elle n’est pas en soi un souci. Ce qui pose problème, c’est l’évolution des techniques de transformation utilisées. D’une transformation « classique », on est passé à des procédés technologiques qui ont poussé la transformation des aliments à l’extrême, jusqu’à obtenir des ingrédients ultra-transformés.

Un risque accru de maladies cardiovasculaires

Les acides gras saturés contenus dans les aliments ultra-transformés sont eux aussi plus nocifs que ceux apportés par les aliments peu transformés, comme les fromages traditionnels. Malsains pour le cœur et les artères, ils favorisent l’apparition d’infarctus du myocarde et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Ces aliments industriels regorgent également de sel caché. Or une surconsommation de sel favorise la hausse de la tension artérielle et rigidifie la paroi des artères, ce qui fragilise le cœur à moyen terme. Les reins ne sont pas non plus épargnés car l’hypertension artérielle est l’une des causes majeures de dégradation des reins.

Surpoids, diabète de type 2, cancers

Ces ingrédients dégradés ont non seulement un potentiel santé détérioré par rapport aux ingrédients originels, mais ils sont à l’origine de problèmes de santé avérés et en forte croissance : surpoids, obésité, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, cancers, mortalité précoce et même dépressions.

Comment en arrive-t-on là ? Prenons pour exemple la problématique des sucres cachés. Les féculents et fruits ultra-transformés ont généralement un index glycémique plus élevé. Un sirop de glucose présente aussi un index glycémique supérieur à celui du simple sucre de table.

Et ces sucres cachés ultra-transformés se retrouvent dans de multiples aliments, qu’ils soient sucrés ou salés. Par leur nature hyperglycémiante, et associés à des féculents raffinés ou à trop de sucre de table ajouté, ils peuvent contribuer au développement du diabète de type 2. Une forme de diabète qui aujourd’hui s’observe chez des jeunes.

Le microbiote intestinal bouleversé

Des expériences menées sur des souris ont prouvé que les aliments ultra-transformés freinent la croissance des bonnes bactéries de la flore digestive, qui produisent des composés bénéfiques pour l’organisme. Il en résulte un déséquilibre du microbiote qui se répercute, par effet ricochet, sur la santé générale.