Les effets du manque de sommeil sur la santé

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Nous avons besoin de 7 à 9 heures de sommeil par nuit pour assurer nos activités quotidiennes de façon optimale. Ce n’est plus un secret, le sommeil est essentiel pour la récupération physique et mentale.

Mais nos nuits sont souvent influencées par notre rythme scolaire ou professionnel. Selon une étude de l’Inserm publiée en 2017, les Français dorment en moyenne 7h13 par nuit. C’est 1h30 de moins qu’il y a 50 ans. À court et à long terme, cette privation de sommeil peut avoir des effets néfastes sur le fonctionnement du corps et du cerveau. Voici les effets du manque de sommeil sur la santé.

Les palpitations

Parfois, les troubles du sommeil et donc la fatigue peuvent provoquer des palpitations au cœur, sans pour autant avoir de réels problèmes cardiaques. Mais moins on dort, plus le cœur bat vite et des palpitations peuvent ainsi apparaître. Bien dormir et surtout, dormir assez favorise ainsi la santé cardiovasculaire.

En effet, lorsqu’on dort, la fréquence du rythme cardiaque et la pression artérielle s’abaissent (c’est grâce à la phase de repos). Si vous dormez mal et peu, alors vous risquez l’hypertension, le cœur ne se reposant jamais assez pour récupérer. Et nul doute : l’hypertension est directement liée au manque de sommeil !

La prise de poids

Lorsque l’on dort, le cerveau travaille dur pour rétablir l’équilibre hormonal. Le manque de sommeil mène à une surproduction de ghréline (hormone de la faim) et à une baisse de leptine (hormone de la satiété). Sauf à l’heure des repas, ces deux hormones sont habituellement sur un pied d’égalité. Or, si vous manquez de sommeil, la sensation de faim est constamment présente, en raison de l’excès de ghréline.

Les centres de récompense du cerveau ont aussi tendance à s’activer, ce qui vous attire vers des aliments gras, sucrés ou salés, comme la malbouffe. De plus, le manque de sommeil influe sur l’activité métabolique en réduisant vos dépenses énergétiques. Une alimentation de mauvaise qualité, couplée à une activité physique réduite, peut donc mener à une prise de poids et à une augmentation de l’IMC.

Les nausées

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la fatigue peut engendrer des nausées. Lorsque les crises sont ponctuelles, on parle de cas aigus. Lorsqu’elles durent dans le temps, on parle alors de cas chroniques. Mais les nausées surviennent souvent avec d’autres symptômes qui apparaissent en parallèle.

Des maux de ventre : cela arrive très souvent quand l’épidémie de gastro-entérite sévit !
Des maux de tête : avec des migraines qui sont une conséquence directe de la fatigue accumulée.

Dans tous les cas, lorsque vous êtes fatiguée et que vous avez des nausées, il est préférable de faire des repas légers, plusieurs fois par jours, reposez-vous dans le calme, à l’abri de la lumière (surtout si elle est artificielle) et évitez tout exercice physique. Si ces symptômes ne disparaissent pas au bout de 48h, pensez à consulter un professionnel de santé !

Les vertiges

Avoir des vertiges, c’est avoir un trouble lorsqu’on se tient debout.
On distingue ainsi deux types de vertiges :

– Les vertiges avec symptômes rotatoires : c’est quand la tête tourne, ce qui fait totalement perdre l’équilibre
– Les vertiges sans symptômes rotatoires : un déséquilibre modéré souvent causé par la fatigue.

Il arrive donc que certaines personnes en manque de sommeil et particulièrement fatiguées disent être touchées par des vertiges.  Et même s’il n’y aucune étude scientifique qui vient appuyer l’apparition de ce symptôme, on considère malgré tout que le manque de sommeil et donc l’état de fatigue provoque des vertiges. Pour qu’ils apparaissent, il faut généralement dormir deux heures de moins par jour qu’à l’accoutumée.

Le cancer

Vous l’aurez compris : le manque de sommeil a des conséquences néfastes sur la santé. Et parfois même, il peut provoquer des maladies graves. C’est le cas du cancer par exemple. En effet, l’organisme possède des cellules naturellement capables de neutraliser et de détruire les cellules cancéreuses qu’on produit quotidiennement. Or, lorsqu’on manque de sommeil, leur fonction première qui est de les neutraliser est diminuée de façon considérable, parfois à plus de 70%. Ainsi, le manque de sommeil serait intimement lié aux cancers du sein ou encore de l’intestin.

Pour éviter tout risque, les scientifiques s’accordent donc à dire qu’il faudrait dormir entre 7h et 8h par jour.