Les erreurs de français les plus courantes à ne plus jamais faire !

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La langue de Molière est d’une beauté sans pareille. Elle est porteuse d’une grande partie de notre histoire et de notre littérature. Nous pouvons être très fières de notre langue, mais nous devons admettre qu’elle porte aussi son lot de difficultés. Très souvent, alors que nous souhaitons bien faire, nous laissons passer un grand nombre d’erreurs, tant à l’oral qu’à l’écrit, sans même en avoir conscience. Cette liste des erreurs les plus courantes est non-exhaustive, cela s’entend. De même, nous n’avons pas la prétention de penser que nous avons des leçons à donner sur ce que devrait être le  »français le plus rigoureux . Nous vous proposons cependant que l’on apprenne tous ensemble, pour éviter de commettre à nouveau ces erreurs, qui feraient hurler nos anciens professeurs de français. 

 

1- Visiter quelqu’un

Nous entendons et employons assez régulièrement des expressions telles que  »je vais visiter mes parents », ou bien,  »mon frère m’a visité ». Cependant, nous ne pouvons visiter autre chose que des lieux. 
Exemple : j’ai visité Toulouse.
Lorsque nous parlons de personnes, nous leur rendons visite. Donc, oubliez l’idée de visiter vos parents, ce serait assez bizarre, mais rendez leur visite, ce serait plus sympathique.

2- Je me rappelle de…

Après avoir lu ce premier item, il y a de fortes chances que vous nous répondiez  »Ah, mais oui ! Je me rappelle de cette règle! »
Êtes-vous sûrs de vous ? Le verbe  »se rappeler » est transitif directe. En d’autres termes, cela signifie qu’il ne peut être suivi par une préposition. Pour le verbe  »se souvenir » en revanche, c’est le contraire. Il s’agit d’une forme transitif indirecte. Soit, vous vous rappelez quelque chose, mais vous vous souvenez de quelque chose.
Je me souviens de cette règle. Je me rappelle cette règle.

3- La rumeur s’est avérée fausse

Il s’agit d’une expression que beaucoup d’entre nous ont sûrement déjà utilisée. Pourtant, cette phrase n’a pas réellement de sens, dans la mesure où  »s’avérer » signifie  »se révéler vrai ». De ce fait, si vous dîtes que quelque chose s’est avéré faux, vous feriez un contresens.
De la même façon,  »s’avérer vrai » n’est pas tout à fait correcte comme expression, puisqu’il s’agit alors d’un pléonasme. Il serait sans doute mieux, si nous nous habituions à dire  »la rumeur s’est avérée », ou,  »la rumeur s’est révélée vraie ».

4- C‘est moins pire que la dernière fois. 

Et bien si, ce type d’erreurs est l’une des pires que l’on puisse entendre.  »Pire » ne s’emploie jamais avec les comparatifs plus ou moins. Si vos notes par exemple sont moins catastrophiques sur ce nouveau bulletin, vous pouvez dire qu’elles sont moins mauvaises. Pour la phrase citée en exemple, vous pouvez simplement la changer par  »c’est moins grave que la dernière fois ». 

5- C‘est plus mieux.

Non non du tout. Ce n’est pas plus mieux, c’est simplement mieux. Gardons-nous de ce pléonasme terrible. 

6- Malgré que

 »Malgré qu’il pleuve, je voudrais sortir ».
Il s’agit d’une formulation extrêmement courante, si bien que nous l’employons sans même nous rendre compte qu’elle n’est pas correcte. Il serait mieux de remplacer cette locution par  »bien que » si vous le souhaitez. Ainsi nous aurions  »bien qu’il pleuve » ou vous pouvez dire aussi  »malgré la pluie ». 

Il s’agit ici d’une liste non-exhaustive des erreurs fréquentes que nous faisons tous au quotidien sans même le savoir. Mais avoir conscience et se rappeler ces six exemples serait sans doute un bon début. Nous tâcherons de compléter notre liste très prochainement. D’ici là, profitez bien de reprendre vos proches la prochaine fois qu’ils vous diront qu’ils se souviennent d’une histoire plus pire, que celle de la voisine qui est sortie malgré qu’il pleuve.