Archéologie : de nouvelles grandes découvertes dans les ruines de Pompéi

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Pompéi est probablement l’un des sites historiques des plus fascinants pour l’ensemble de la communauté archéologique. Alors que l’on pensait tout savoir sur les ruines de la petite ville italienne ensevelie sous les cendres, les chercheurs en explorant la zone Regio V, font des découvertes déconcertantes.

Nous avions déjà connu un grand rebondissement sur le sujet en 2018. En effet, la découverte d’un graffiti venait remettre en question la date présumée de l’éruption volcanique la plus meurtrière de notre ère. Le désastre ayant ravagé la ville de Pompéi et celle d’Herculanum, avait toujours été daté au 24 août de l’an 79 après J.-C. Or, une inscription faite au charbon de bois sur les ruines d’un bâtiment annonçait une date tout autre, selon le parc archéologique de Pompéi.

« Le seizième jour avant les calendes de novembre, il a festoyé sans modération », soit dans langage plus courant  »le 17 octobre, il a fait la fête sans aucune modération ». La qualité et l’état du graffiti, font penser aux scientifiques qu’il ne peut qu’avoir été fait en l’an 79.

De nouvelles trouvailles

Les découvertes, sur le fameux site qui semblait ne plus avoir de secret pour nous, ne s’arrêtent pas là. Il y a de cela quelques jours, les archéologues firent une nouvelle trouvaille dans la même zone que celle où fut trouvé l’inscription quelques mois auparavant. La zone Regio V, qui s’étend sur plus de 21 hectares. Ils débusquèrent dans les ruines de la  »Casa Dei Guardino », une large collection d’objets qui selon Mr Massino (directeur du parc archéologique) pourraient bien être quelques vestiges d’un  »trésor de sorcière ».

Parmi eux se trouvaient des amulettes de forme phallique, d’autres de scarabées, deux miroirs, des fragments d’un collier, des pierres précieuses, de l’ambre, des fragments d’os, des figurines de forme humaine, mais aussi une pièce de verre avec ce qui semblerait être une représentation de Dionysos.

La qualité des artefacts retrouvés indiquerait que le lieu était, très probablement, la demeure d’une personnalité de haut rang. Cependant, l’absence d’or, très prisé par les personnes les plus éminentes de cette époque, suggérerait que ce butin devait plutôt appartenir à une domestique ou une esclave. Les archéologues laissent à penser qu’il pourrait s’agir d’un  »trésor de sorcière ». Selon eux, ces reliques n’étaient pas utilisées comme des ornements ou des objets décoratifs. Plusieurs d’entre eux seraient d’avantage l’expression d’une dévotion à quelques superstitions. On y retrouve des gri-gri et d’autres objets visant à repousser le mal et attirer la bonne chance. Prenons l’exemple des colliers. Les spécialistes rejettent l’hypothèse selon laquelle ils ne seraient que des bijoux ou de simples parures. En outre, il est très probable qu’ils furent des éléments portés lors de quelques rituels ésotériques.

Nous pourrions en apprendre d’avantage sur ces artefacts dans les mois à venir. En effet, différents iconographes et spécialistes de la symbolique ont été dépêchés sur le site pour tenter d’interpréter les reliques. De plus, dans la même maison, une dizaine de corps furent retrouvés dans l’une des pièces. Parmi eux des femmes et des enfants. Les experts prévoient de mener divers tests ADN, afin d’en apprendre plus sur les habitants de cette demeure.

À la suite de ces trouvailles, le directeur du parc archéologique s’exprime sur les divers éléments découverts  »Ce sont des objets du quotidien de l’univers féminin et ils sont extraordinaires parce qu’ils racontent des micro-histoires, des biographies des habitants de cette ville qui ont essayé d’échapper à l’éruption ».

En attendant d’en apprendre d’avantage, les bijoux retrouvés seront prochainement exposés parmi d’autres collections lors de  l‘exposition  »Vanity » qui se dédie à l’étude des bijoux des antiques.