Quelques astuces pour réduire sa pollution numérique

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Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’utilisation du numérique a un impact environnemental, c’est ce qu’on appelle la pollution numérique. Bien qu’elle soit invisible, elle émet plus de CO2 que le trafic aérien. Pour vous faire une idée un peu plus concrète, si internet était un pays, il serait le sixième plus gros consommateur mondial d’énergie.

Alors que les débats climatiques et les enjeux environnementaux frappent les mentalités, il est important de rappeler que nous pouvons agir. Les moindres petits détails, mis les uns au bout des autres peuvent faire changer les choses. Par exemple, avec ces détails simples:

  1. Trier et vider sa boite mail 

    D’abord, savez-vous comment l’envoi d’un mail peut être générateur de CO2?L’envoi d’un email nécessite le passage par plusieurs centres de données (celui du fournisseur d’accès au réseau de l’expéditeur, puis celui du fournisseur d’accès du destinataire), afin de réceptionner, traiter et stocker le mail. Ce processus consomme énormément d’énergie, notamment pour alimenter le système de refroidissement de ces centres données qui fonctionnent 24h sur 24.

    Et si la logique éco-responsable n’a pas d’importance pour vous, sachez que vider votre messagerie électronique peut tout de même vous intéresser car notre messagerie est généralement synchronisée avec notre smartphone. Et il faut savoir que tous ces mails inutiles affectent grandement votre consommation de données et donc l’autonomie de la batterie.

     

    Ne pas agir du tout participe à une augmentation inutile les émissions de CO2, et réduit l’espérance de vie de vos batteries. Si vous avez 2000 mails non lus et pas vraiment le temps de vous y mettre aujourd’hui, une start-up française à même créée une application qui vous facilitera la tâche. Cleanfox vous propose une solution dans la mesure où elle souhaite mettre fin a ce flot de mails indésirables, elle propose de nettoyer gratuitement votre boite mail, en supprimant rapidement les e-mails qui ne sont jamais lus, et en facilitant le geste de se désabonner des nombreuses newsletters.

Pour vous faire une idée de l’emprunte carbone numérique de votre boite mail, l’application vous indique ainsi le nombre de kilos de CO2 économisés par votre démarche.

Cet éco-geste responsable est réellement à la portée de tous, alors à vos boîtes mail!

2. Limiter, voire arrêter d’utiliser le Cloud

Premièrement, qu’est ce que le Cloud? En anglais, Cloud veut dire nuage, l’idée de ce nuage est de déplacer ses données personnelles ou professionnelles au milieu de l’Internet plutôt que d’accéder localement à ses données comme on le faisait avant sur son disque dur.

 

Quelque soit le document utilisé, l’option choisie est souvent le téléchargement. L’utilité du cloud réside dans le fait de pouvoir accéder à vos données n’importe où, n’importe quand, avec n’importe quel équipement. Celui-ci nous incite à multiplier le nombre d’équipements, et plus on ajoute d’équipements, plus notre emprunte environnementale augmente.

 

3. Utiliser un moteur de recherche vert

Selon l’Ademe, la recherche d’information via un moteur de recherche représente au final 9,9 kg équivalent CO2 par an et par internaute. Pour se faire une idée concrète, prenons le moteur de recherche le plus utilisé de tous, Google. Selon une étude réalisée par l’université de Harvard, une requête déposée sur le moteur de recherche Google produit 7g de CO2, soit une emprunte écologique équivalente à mettre une machine de linge à laver.

Le gros de cette dépense énergétique provient de l’immense réseau de serveurs et de centres de traitement de données qu’une société comme Google doit utiliser pour avoir la puissance informatique requise. En ce sens les grands opérateurs de téléphonie leur ressemblent dans la mesure où se sont aussi des sociétés qui transportent d’immenses quantités d’informations.

Heureusement, des alternatives existent, comme le moteur de recherche Ecosia. Celui-ci est né en 2009, et à été crée par Christian Kroll. Lorsque vous arrivez sur la page d’accueil, vous pouvez voir la barre de recherche, mais aussi un compte en temps réel, qui indique le nombre d’arbres plantés grâce au trafic.

Dans les faits, à chaque recherche des publicités sont affichées, ce qui génère des revenus à multiplier par le nombre d’utilisateurs du service (7 millions d’après les chiffres communiqués par le site).  C’est grâce à ces revenus qu’Ecosia peut fonctionner et affecter une partie de son chiffre d’affaire à des actions de reforestation. Depuis sa création, plus de 40 millions d’arbres ont déjà été plantés!

Leur projet est ambitieux : planter un milliard d’arbres d’ici 2020 ! Mais ce sont les petites actions qui participent au changement. D’après les créateurs, « si 10 % de la population mondiale utilisait Ecosia, la totalité de la planète serait reforestée ! »

Alors, vous participez?