Une rescapée inespérée

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L’abeille géante de Wallace n’a pas totalement disparu. Une équipe de chercheurs composée de biologistes américains, canadiens et australiens a redécouvert le spécimen d’une espèce qu’on croyait éteinte depuis longtemps. C’est, en effet, en 1981 que des scientifiques ont pour la dernière fois rencontré l’abeille géante dont l’envergure fait 6 cm. L’insecte peut atteindre la taille d’un pouce d’une personne adulte.

Un coup de chance

Persuadés de sa disparition, les chercheurs en ont eu le souffle coupé quand ils l’entendirent voler avec le bourdonnement de ses ailes géantes. Clay Bolt, un membre de l’équipe internationale, est particulièrement fier des photos qu’il a prises de l’abeille.

Il n’a guère plus que dans les Moluques qu’ona pu rencontrer cette espèce unique que le naturaliste britannique Alfred Russel Wallace a identifiée en 1858. L’abeille porte d’ailleurs son nom.

Nichant dans des buttes de fourmis blanches, la femelle utilise sa mâchoire puissante pour collecter la résine des arbres et les brindilles pour protéger son habitat des termites.

Une protection à légiférer

Il est dommage de constater qu’aucune législation n’existe pour protéger l’abeille géante de Wallace;et c’est ce qui préoccupe au plus haut point les organismes environnementaux comme le Global Wildlife Conservation.

Un symbole fort est toutefois lancé en faisant de l’abeille géante l’emblème phare de la protection environnementale. Le Global Wildlife Conservation y place en tout cas un grand espoir afin que l’abeille ne devienne pas seulement un objet de collection qui pourrait disparaître dans la plus grande indifférence. Son habitat dans une contrée reculée la met relativement à l’abri mais son étude s’en trouve compliquée aussi.