La traite des êtres humains, encore une réalité au IIIe millénaire

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Les histoires relatées dans les romans et le grand écran racontant la traite des noirs dans les anciens temps et la déportation d’êtres humains à des fins politiques à une époque réputée révolue nous révoltent assurément. Une décision historique a été prise avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme après la Deuxième Guerre mondiale, où il est clairement stipulé que « l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes ». Le mal sévit toujours même à notre époque où les progrès de l’information ont su éradiquer les racines de bien d’autres injustices.

Un trafic très lucratif

Si ce fléau est encore une réalité, c’est parce qu’il génère un avantage très juteux à ceux qui en tirent profit, 32 milliards de dollars de chiffre d’affaires selon les rapports des Nations-Unies. Les victimes sont d’origines très diverses et il existe des zones plus vulnérables que d’autres du fait des conflits armés. Les guerres tournent le quotidien des populations civiles en véritable enfer de pauvreté, de dénuement et surtout d’insécurité.

Phénomène transnational

Si les hommes sont généralement soumis au travail forcé dans les mines, les garçons, les femmes et les filles sont le plus souvent sujets à l’exploitation sexuelle. Des réseaux se mettent en place pour le placement des victimes dans des entités d’accueil d’où ils ne peuvent s’échapper qu’au prix de véritable miracle.

Les Nations-Unies ont publié le chiffre de 25000 personnes victimes de trafic de par le monde en 2016 mais ce chiffre est bien en-deçà des réalités du fait du caractère clandestin du phénomène mais aussi parce que certaines régions concernées telles que l’Afrique subsaharienne et certaines contrées de l’Asie n’ont que des prémices de recensement de population.